Le Livre des Prophéties - Le troisième millénaire révélé
de Jean de Jérusalem, par le Pr. Galvieski (découvreur du manuscrit) — Editions J.C. Lattès, 1994 ©

Cette traduction est aussi disponible aux éditions Grancher sous Les prophéties de Jean de Jérusalem

Traduit de : Professor Galvieski : Johannes von Jerusalem - Das Buch der Prophezeiungen Wilhelm Heyne Verlag
Munchen / Germany - 1995 Heyne 19/391, 224 Seiten- (ubersetzung dem Franzˆsischen text von Kristiana Ruhl ©)




Qu'est-ce qu'une prophétie ? Un miracle, une superstition, un... fait scientifique ? Lorsqu'Albert Einstein comprit l'Univers au travers de ses remarquables théories, il affirma que la distinction entre passé, présent et futur n'était qu'une illusion. Le Temps n'est pas une valeur universelle, c'est une valeur changeante et capricieuse. Les êtres et les choses des trames temporelles possèdent chacuns leur temps propre, car il n'est pas en lui même une valeur universelle. Le Temps est une illusion qui ne sait nullement interagir sur certaines forces – la lumière, par exemple, est parfaitement en dehors de son influence.

Ce point de vue expliquerait la réalité des pressentiments, et il n'est pas exclu que dans ce cadre certains humains (nous devrons l'avouer parmi un certain nombre de charlantans) aient touché une fenêtre d'appréhension supérieure... Qu'ils aient touché une possibilité d'appréhender un pressentiment supérieur.

Cette réflexion me permit enfin d'expliquer une troublante affaire, il y a plusieurs années, que je trouvais parfaitement magique à l'époque. Mon arrière grand-mère, après avoir vécu la guerre 14-18, avait noté à la plume un ancien texte attribué à une sainte Odile, qui semblait justement parler de cette guerre. Il était d'une précision étonnante, mais ces précisions ne s'adaptaient pas véritablement au conflit. Par contre, moi qui avait étudié sur les chaises de mon lycée la Seconde Guerre mondiale, j'en fus véritablement stupéfié. Si ce vieux papier usé par les années n'avait été écrit avant 1930, je l'aurais considéré comme une mauvaise farce. Mais ce texte faisait véritablement état de l'affrontement 39-45 avec une précision défiant l'imagination...

> Prophéties de sainte Odile <



Les prophéties de Jean de Jérusalem (connu aussi sous les noms de Jean de Vézelay ou Jean de Mareuil) proviennent d'un manuscrit retrouvé par le professeur Galvieski et son équipe au cours de recherches entreprises en 1992 et 1993 dans les archives du monastère Laure de La Trinité (Trinity Lavra of St.Sergey monastery) bâtiment fondé au 14ème siècle à Sergiev Posad en Russie.
Centre spirituel orthodoxe remarquable, au point d'être surnommé le Vatican orthodoxe, Sergiev Posad est situé à 70 km de Moscou. Par le passé, la ville eut différents noms : Posad (après 1782), Sergiev (après 1919), Zagorsk (après 1930), Sergiev Posad (depuis 1992).
 

Né vers 1042, Jean de Jérusalem aurait participé en tant que moine chevalier franc à la Première Croisade et à la libération de Jérusalem en 1099 (conquise par les Turcs 20 ans plus tôt) ; son âge exceptionnel pour l'époque devait lui conférer beaucoup de prestige au sein des chevaliers qui étaient des hommes jeunes. Il semble qu'il ait senti que le royaume franc de Jérusalem ne survivrait pas longtemps, et il participe à la création de l'Ordre des Templiers pour tenter de dresser la force d'un armée de la foi contre les "infidèles".

Il aurait rédigé son recueil prophétique dans la Ville Sainte entre 1117 et 1119. A sa disparition vers 1119, il aurait laissé son manuscrit avec ses fameuses quarante prédictions ainsi que sept copies de cet ouvrage.
 
 
 
 
 

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'an Mille,

L'Or sera dans le sang.

Qui regardera le ciel y comptera des deniers

Qui entrera dans le Temple y rencontrera des marchands

Les Suzerains seront changeurs et usuriers

Le Glaive défendra le serpent
 
 

Mais le feu couvera

Chaque ville sera Sodome et Gomorrhe

[Sodome et Gomorrhe furent, avec d'autres cités du sud de la mer morte, détruites par un cataclysme 1800 ans avant Jésus Christ, la Bible ayant ultérieurement récupéré ce fait comme une punition de Dieu contre les habitants de ces villes qui auraient été infidèles et immoraux]

Et les enfants des enfants deviendront la nuée ardente

Ils lèveront les vieux étendards
 
 
 
 

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

L'homme aura peuplé les Cieux et la Terre et les Mers de ses créatures

Il ordonnera

Il voudra les pouvoirs de Dieu

Il ne connaîtra aucune limite

Mais chaque chose se retournera

Il titubera comme un roi ivre

Il galopera comme un chevalier aveugle

Et à coups d'éperons il poussera sa monture dans la forêt

Au bout du chemin sera l'abîme.
 
 
 
 

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

Se dresseront en tous points de la Terre des Tours de Babel

Ça sera Rome et ce sera Byzance

Les champs se videront

Il n'y aura de loi que de soi et de sa bande
 
 

Mais les Barbares seront dans la ville

IL n'y aura plus de pain pour tous

Et les jeux ne suffiront plus

Alors les gens sans lendemain

Allumeront les grands incendies
 
 

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

La faim serrera le ventre de tant d'hommes

Et le froid bleuira tant de mains

Que ceux là voudront voir un autre monde

Et des marchands d'illusions viendront qui proposeront le poison
 
 

Mais il détruira les corps et pourrira les âmes

Et ceux-là qui auront mêlé le poison à leur sang

Seront comme bêtes sauvages prises au piège

Et tueront et violeront et rançonneront et voleront

Et la vie deviendra une apocalypse de chaque jour.
 
 

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

Chacun cherchera à jouir tout ce qu'il peut

L'homme répudiera son épouse autant de fois qu'il se mariera

Et la femme ira par les chemins creux prenant celui qui lui plaira

Enfantant sans donner le nom du Père
 
 

Mais aucun maître ne guidera l'Enfant

Et chacun parmi les autres sera seul

La tradition sera perdue

La loi sera oubliée

Comme si l'annonce n'avait pas été faite et l'homme redeviendra sauvage
 
 

Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

Le père prendra son plaisir avec sa fille

L'homme avec l'homme, la femme avec la femme

Le vieux avec l'enfant impubère

Et cela sera aux yeux de tous



 
 
 

    Mais le sang deviendra impur

    Le mal se répandra de lit en lit

    Le corps accueillera toutes les putréfactions de la terre

    Les visages seront rongés les membres décharnés

    L'amour sera haute menace pour ceux qui ne se connaissent que par la chair
    
    
    
    

    Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

    Celui qui parlera de Serment et de Loi

    Ne sera pas entendu

    Celui qui prêchera la foi du Christ

    Perdra sa voix dans le désert
    
    

    Mais partout se répandront les eaux puissantes des religions infidèles

    De faux messies rassembleront les hommes aveuglés

    Et l'infidèle armé sera comme jamais il ne fut

    Il parlera de justice et de droit et sa foi sera brûlante et tranchante

    Il se vengera de la Croisade
    
    
    
    

    Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

    Le bruit de la mort donnée roulera comme l'orage sur la Terre

    Les barbares seront mêlés aux soldats des dernières légions

    Les Infidèles vivront dans le cœur des Villes Saintes

    Chacun sera tour à tour barbare, infidèle et sauvage
    
    

    Il n'y aura plus d'ordre ni de règle

    La haine se répandra comme la flamme dans la forêt sèche

    Les barbares massacreront les soldats

    Les infidèles égorgeront les croyants

    La sauvagerie sera de chacun et de tous et les villes périront.
    
    
    
    

    Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

    Les hommes se jugeront entre eux selon leur sang et leur foi

    Nul n'écoutera le cœur souffrant des enfants

    On les dénichera comme des oisillons

    Et personne ne saura les protéger de la main raidie par le gantelet
    
    

    La haine inondera les terres qui se croyaient pacifiées

    Et nul ne sera épargné ni les vieux ni les blessés

    Les maisons seront détruites ou volées

    Les uns prendront la place des autres

    Chacun fermera les yeux pour ne pas voir les femmes violées.
    
    
    
    

    Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

    Chacun saura ce qui est en tous les lieux de la Terre

    On verra l'enfant dont les os percent la peau

    Et celui dont les yeux sont couverts de mouches

    Et celui qu'on pourchasse comme un rat.
    
    

    Mais l'homme qui verra détournera la tête

    Car il ne se souciera que de lui

    Celui là donnera une poignée de grains comme aumône

    Alors qu'il dort sur des sacs pleins

    Et ce qu'il donnera d'une main il le reprendra de l'autre
    
    
    
    

    Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

    L'homme fera marchandise de tout

    Chaque chose aura son prix

    L'arbre, l'eau et l'animal

    Plus rien ne sera vraiment donné et tout sera vendu
    
    

    Mais l'homme alors ne sera plus que poids de chair

    On troquera son corps comme un quartier de viande

    On prendra son oeil et son cœur

     Rien ne sera sacré, ni sa vie, ni son âme

    On se disputera sa dépouille et son sang comme une charogne à dépecer
    
    
    
    

    Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

    L'homme aura changé le visage de la Terre

    Il se voudra le maître et le Suzerain des forêts et des troupeaux

    Il aura creusé le sol et le ciel

    Et tracé son sillon dans le fleuves et les mers
    
    

    Mais la terre sera nue et stérile

    L'air deviendra brûlant et l'eau sera fétide

    La vie se fanera car l'homme épuisera la richesse du monde

    Et l'homme sera seul comme un loup

    Dans la haine de lui.
    
    
    
    

    Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

    L'enfant sera lui aussi vendu

    Certains se serviront de lui comme d'une quintaine [mannequin à pivot utilisé dans l'entraînement des chevaliers au Moyen âge]

    Pour jouïr de sa neuve peau

    D'autres le traiteront comme un animal servile
    
    

    On oubliera la faiblesse sacrée de l'enfant

    Et son mystère

    Il sera comme un poulain qu'on dresse

    Comme un agneau qu'on saigne qu'on abat

    Et l'homme ne sera plus rien que barbarie
    
    
    
    

    Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

    Le regard et l'esprit des hommes seront prisonniers

    Ils seront ivres et l'ignoreront

    Ils prendront les images et les reflets pour la vérité du monde

    On fera d'eux ce que l'on fait d'un mouton
    
    

    Alors les carnassiers viendront

    Les rapaces les mettront en troupeau pour mieux les guider vers l'abîme

    Et les dresser les uns contre les autres

    On les écorchera pour prendre leur laine et leur peau

    Et l'homme s'il survit sera dépouillé de son âme.
    
    
    
    

    Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

    Règneront des Suzerains sans croyance

    Ils ordonneront aux foules humaines innocentes et passives

    Ils cacheront leurs visages et garderont leur nom secret

    Et leurs châteaux forts seront perdus dans les forêts
    
    

    Mais ils décideront du sort de tout et de tous

    Personne ne participera aux assemblées de leur ordre

    Chacun sera vrai serf et se croira homme libre et chevalier

    Seuls se dresseront ceux des villes sauvages et des fois hérétiques

    Mais ils seront d'abord vaincus et brûlés vifs.
    
    
    
    

    Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

    Les hommes seront si nombreux sur la Terre

    Qu'il ressembleront à une fourmilière dans laquelle on enfonce le bâton

    Ils grouilleront et la mort les écrasera du talon

    Comme des insectes affolés
    
    

    De grands mouvements les pousseront d'une contrée à l'autre

    Les peaux brunes se mêleront aux peaux blanches

    La foi du Christ à celle de l'Infidèle

    Certains prêcheront la paix jurée

    Mais partout se sera la guerre des tribus ennemies
    
    
    
    

    Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

    Les homme voudront franchir toutes les enceintes

    La mère aura les cheveux gris d'une vieille

    Le chemin de la nature sera abandonné

    Et les familles seront comme des grains isolés que rien ne peut unir
    
    

    Ce sera donc un autre monde

    Chacun errera sans lien comme un cheval emballé

    Allant en tous sens sans guide

    Malheur au chevalier qui chevauchera cette monture

    Il sera sans étrier et chutera dans le fossé.
    
    
    
    

    Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

    Les hommes ne s'en remettront plus à la loi de Dieu

    Mais voudront guider leur vie comme une monture

    Ils voudront choisir leurs enfants dans le ventre de leurs femmes

    Et tueront ceux qu'ils n'aimeront pas

    Mais que sera l'homme qui se prendra ainsi pour Dieu ?

    Les Puissants se saisiront des meilleures terres et des plus belles femmes

    Les pauvres et les faibles seront du bétail

    Chaque masure deviendra donjon

    La peur sera en chaque cœur comme un poison.
    
    
    
    

    Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

    Un ordre noir et secret aura surgi

    Sa loi sera de haine et son arme le poison

    Il voudra toujours plus d'or et étendra son règne sur toute la Terre

    Et ses servants seront liés entre eux par un baiser de sang.
    
    

    Les hommes justes et les faibles subiront sa règle

    Les Puissants se mettront à son service

    La seule loi sera celle qu'il dictera dans l'ombre

    Il vendra le poison jusque dans les églises

    Et le monde marchera avec ce scorpion sous son talon.
    
    
    
    

    Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

    Bien des hommes resteront assis les bras croisés

    Ou bien iront sans savoir où, les yeux vides

    Car ils n'auront plus de forge où battre le métal

    Et plus de champ où cultiver
    
    

    Ils seront comme une graine qui ne peut prendre racine

    Errants et démunis humiliés et désepérés

    Les plus jeunes et les plus vieux souvent sans lieux

    Ils n'auront que la guerre pour salut

    Et ils se combattront d'abord eux même et ils haïront leur vie
    
    
    
    

    Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

    Les maladies de l'eau, du ciel et de la terre

    Frapperont l'homme et le menaceront

    Il voudra faire renaître ce qu'il a détruit et protéger ce qui demeure

    Il aura peur des jours qui viennent
    
    

    Mais il sera bien tard

    Le désert rongera la Terre et l'eau sera de plus en plus profonde

    Elle ruissellera certains jours en emportant tout comme un déluge

    Et elle manquera le lendemain à la terre

    Et l'air rongera le corps des plus faibles.
    
    
    
    

    Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

    La terre tremblera en plusieurs lieux et les villes s'effondreront

    Tout ce que l'on aura construit sans écouter les sages

    Sera menacé et détruit

    La boue submergera les villages et le sol s'ouvrira sous les Palais
    
    

    L'homme s'obstinera car l'orgueil est sa folie

    Il n'entendra pas l'avertissement répété de la Terre

    Mais l'incendie détruira les nouvelles Rome

    Et dans les décombres accumulés

    Les pauvres et les barbares pilleront malgré les Légions les richesses abandonnées.
    
    
    
    

    Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

    Le Soleil brûlera la terre

    L'Air ne sera plus le voile qui protège du feu

    Il ne sera qu'un rideau troué

    Et la lumière brûlante rongera les peaux et les yeux.
    
    

    La mer s'élèvera comme une eau qui bout

      Les villes et les rivages seront ensevelis

    Et des continents entiers disparaîtront

    Les hommes se réfugieront sur les hauteurs

    Et ils reconstruiront oubliant déjà ce qui est survenu
    
    
    
    

    Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

    Les homme sauront faire vivre des mirages

    Les sens seront trompés et ils croiront toucher ce qui n'est pas

    Ils suivront des chemins que seuls les yeux verront

    Et le rêve pourra ainsi devenir vivant
    
    

    Mais l'homme ne saura plus séparer ce qui est de ce qui n'est pas

    Il se perdra dans de faux labyrinthes

    Ceux qui sauront faire naître les mirages

    Se joueront de l'homme naïf en le trompant

    Et beaucoup d'hommes deviendront des chiens rampants
    
    
    
    

    Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

    Les animaux que Noé avait embarqué sur son Arche

    Ne seront plus entre les mains de l'homme

    Que bêtes transformées selon sa volonté

    Et qui se souciera de leur souffrance vivante ?
    
    

    L'homme aura fait de chaque espèce ce qu'il aura voulu

    Et il en aura détruit d'innombrables

    Que sera devenu l'homme qui aura changé les lois de la vie

    Qui aura fait de l'animal vivant une motte de glaise

    Sera t'il l'égal de Dieu ou l'enfant du Diable ?
    
    
    
    

    Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

    Il faudra avoir peur pour l'enfant de l'homme

    Le poison et le désespoir le guetteront

    On ne l'aura désiré que pour soi et non pour lui ou pour le monde

    Il sera traqué pour le plaisir et parfois on vendra son corps
    
    

    Mais même celui qui sera protégé par les siens

    Sera menacé d'avoir l'esprit mort

    Il vivra dans le feu et le mirage

    Qui le guidera puisqu'il n'y aura plus de maître

    Personne ne lui aura enseigné à espérer ou à agir
    
    
    
    
    
    

    Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

    L'homme se croira Dieu alors qu'il ne sera rien de plus qu'à sa naissance

    Il frappera toujours vaincu par la colère et la jalousie

    Mais son bras sera armé de la puissance dont il se sera emparé

    Et Prométhée aveuglé il pourra tout détruire autour de lui
    
    

    Il restera un nain dans l'âme et il aura la force d'un géant

    Il avancera d'un pas immense mais il ignorera quel chemin prendre

    Sa tête sera lourde de savoir

    Mais il ne saura pas pourquoi il vit et il meurt

    Il sera comme toujours le fou qui gesticule ou l'enfant qui geint
    
    
    
    

    Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

    Des contrées entières seront la proie de la guerre

    Au delà du limès romain et même sur l'ancien territoire de l'Empire les hommes des mêmes cités s'égorgeront

    Ici ce sera la guerre entre tribus et là entre croyants
    
    

    Les Juifs et les enfants d'Allah n'en finiront pas de s'opposer

    Et la terre du Christ sera leur champ de bataille

    Mais les infidèles voudront partout défendre la pureté de leur foi

    Et il n'y aura en face d'eux que doute et puissance

    Alors la mort s'avancera partout comme l'étendard des temps nouveaux.
    
    
    
    

    Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

    Des hommes en multitude seront exclus de la vie humaine

    Ils n'auront ni droits ni toit ni pain

    Ils seront nus et n'auront que leur corps à vendre

    On les rejettera des tours de Babel de l'opulence
    
    

    Ils grouilleront comme un remord et une menace

    Ils occuperont des contrées entières et proliféreront

    Ils écouteront les prédications de la vengeance

    Et ils se lanceront à l'assaut des tours orgueilleuses

    Le temps sera revenu des invasions barbares
    
    
    
    

     Lorsque commencera l'An Mille qui vient après l'An Mille

    L'homme sera entré dans le labyrinthe obscur

    Il aura peur et il fermera les yeux car il ne saura plus voir

    Il se défiera de tout et il craindra à chaque pas

    Mais il sera poussé en avant car aucune halte ne lui sera permise
    
    

    La voix de Cassandre sera pourtant haute et forte

    Il ne l'entendra pas

    Car il voudra toujours plus posséder et sa tête sera perdue dans les mirages

    Ceux qui seront ses maîtres le tromperont

    Et il n'y aura que des mauvais bergers.
    
    
    
    

    *****
    
    
    
    

    Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'an Mille

    Les hommes auront enfin ouvert les yeux

    Ils ne seront plus enfermés dans leurs têtes ou dans leurs cités

    Ils se verront et s'entendront d'un point à l'autre de la Terre

    Ils sauront que ce qui frappe l'un blesse l'autre
    
    

    Les hommes formeront comme un grand corps unique

    Dont chacun d'eux sera une part infime

     Et ils constitueront ensemble le cœur

    Et il y aura une langue qui sera parlée par tous et il naîtra ainsi, enfin, le grand humain
    
    
    
    

    Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille

    L'homme aura conquis le ciel

    Il créera des étoiles dans la grande mer bleue sombre

    Et il naviguera sur cette nef brillante

    Nouvel Ulysse, compagnon du Soleil, pour l'Odyssée Céleste
    
    

    Mais il sera aussi le suzerain de l'eau

    Il aura construit de grandes cités nautiques

    Qui se nourriront des récoltes de la mer

    Il vivra ainsi en chaque point du grand domaine

    Et rien ne lui sera interdit
    
    
    
    

    Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille

    Les hommes pourront s'enfoncer dans les eaux

    Leur corps sera nouveau et ils seront poissons

    Et certains voleront haut plus haut que les oiseaux

    Comme si la pierre ne tombait pas
    
    

    Ils communiqueront entre eux

    Car leur esprit sera si grand ouvert qu'il recueillera tous les messages

    Et les rêves seront partagés

    Et ils vivront aussi longtemps que le plus vieux des hommes

    Celui dont parlent les Livres Saints.
    
    
    
    

    Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille

    L'homme saura quel est l'esprit de toute chose

    La pierre ou l'eau, le corps de l'animal ou le regard de l'autre

    Il aura percé les secrets que les Dieux anciens possédaient

    Et il poussera porte après porte dans le labyrinthe de la vie nouvelle
    
    

    Il créera avec la puissance et le jaillissement d'une source

    Il enseignera le savoir à la multitude des hommes

    Et les enfants connaîtront la terre et le ciel plus qu'aucun avant eux

    Et le corps de l'homme sera agrandi et habile

    Et son esprit aura enveloppé toutes choses et les aura possédées.
    
    
    
    

    Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille

    L'homme ne sera plus le seul suzerain car la femme viendra saisir le sceptre

    Elle sera la grande maîtresse des temps futurs

    Et ce qu'elle pensera elle l'imposera aux hommes

    Elle sera la mère de cet An Mille qui vient après l'An Mille
    
    

    Elle répandra la douceur tiède de la mère après les jours du Diable

    Elle sera la beauté après la laideur des temps barbares

    L'An Mille qui vient après l'An Mille se changera en temps léger

    On aimera et on partagera

    On rêvera et on enfantera les rêves.
    
    
    
    

    Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille

    L'Homme connaîtra une seconde naissance

    L'Esprit saisira la foule des hommes

    Qui communieront dans la fraternité

    Alors s'annoncera la fin des temps barbares.
    
    

    Ce sera le temps d'une nouvelle vigueur de la Foi

    Après les jours noirs du commencement de l'An Mille qui vient après l'An Mille

    S'ouvriront des jours heureux

    L'homme retrouvera le chemin des hommes

    Et la Terre sera ordonnée.
    
    
    
    

    Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille

    Des voies iront d'un bout de la terre et du ciel à l'autre bout

    Les forêts seront à nouveau denses

    Et les déserts auront été irrigués

    Les eaux seront redevenues pures
    
    

    La Terre sera comme un jardin

    L'Homme veillera sur tout ce qui vit

    Il purifiera ce qu'il a souillé

    Il sentira toute la terre comme sa demeure

    Et il sera sage pensant aux lendemains.
    
    
    
    
    
    

    Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille

    Chacun sera comme un pas réglé

    On saura tout du monde et de son corps

    On soignera la maladie avant qu'elle n'apparaisse

    Chacun sera guérisseur de soi et des autres
    
    

    On aura compris qu'il faut aider pour maintenir

    Et l'homme après des temps de fermeture et d'avarice

      Ouvrira son cœur et sa bourse aux plus démunis

    Il se sentira chevalier de l'ordre humain

    Et ainsi ce sera enfin un temps nouveau qui commencera.
    
    

    Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille

    L'homme aura appris à donner et à partager

    Les jours amers de solitude seront enfuis

    Il croiera de nouveau à l'esprit

    Et les barbares auront acquis droit de cité
    
    

    Mais cela viendra après les guerres et les incendies

    Cela surgira des décombres noircis des tours de Babel

    Et il aura fallu la poigne ferrée

    Pour que s'ordonne le désordre

    Et que l'homme retrouve le bon chemin.
    
    
    
    

    Lorsque ce sera le plein de l'An Mille qui vient après l'An Mille

    L'homme saura que tous les vivants sont porteurs de lumière

    Et qu'ils sont créatures à respecter

    Il aura construit les nouvelles cités

    Dans le ciel sur la terre et sur la mer
    
    

    Il aura la mémoire de ce qui fut

    Et il saura lire ce qui sera

    Il n'aura plus peur de sa propre mort

    Car il aura dans sa vie vécu plusieurs vies

    Et la lumière, il le saura, ne sera jamais éteinte.



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