(cliquez ici pour la page sur le végétarisme) Une plante grimpante qui a besoin d'un tuteur rampe vers le support le plus proche. Le changerait-on de place qu'en moins d'une heure la plante se dirigerait vers son nouvel emplacement. Certaines plantes semblent savoir quel type de fourmi volent leur nectar, et se refermeront lorsqu'il s'en trouve dans les environs. Les drosères, qui se nourrissent d'insectes, ignorent les petits cailloux placés sur leurs feuilles mais la valeur nutritive d'un bout de viande ne leur échappe pas longtemps. Nous considérions presque universellement les plantes comme des automates dépourvus de sens, serions-nous maintenant en train de redécouvrir leur importance ? Et si elles avaient aussi cinq sens ? Toucher : Toute plante est irritée quand on la touche, mais la réaction n'est instantanée que chez un millier d'espèces. Pour les autres, leur mouvement nous est trop lents : Tout se passe comme s'il se déroulait dans un espace-temps auquel l'homme n'a pas accès, comme le faisait remarquer un professeur du Museum national d'histoire naturelle. Il est également intéressant de noter que le premier niveau de réponse consiste en une onde électrique le long de la membrane cellulaire, des flux d'ions entrants et sortants, à l'instar de celle des neurones humains. Vue : leurs pigments photorécepteurs leur permettent de pousser au maximum vers la lumière. Les cryptochromes, qui leur permettent de détecter l'intensité et la direction de la lumière, ont été également découvert chez l'homme... Goût : Des racines latérales se développent lorsqu'elles sentent la présence de nitrates. "Goûter" à un agresseur permet aussi à la plante d'organiser sa défense, comme la nécrose du premier front de cellules attaquées pour opposer une barrière étanche. Le Hêtre attaqué par un puceron fabrique des composés inhibiteurs de la digestion, le Chêne résiste au Gui en produisant du tanin, le Pin répond par des flux de résine,... Et, plus sophistiqués encore, sont les "signaux SOS" émis par les plantes : le haricot et le maïs, par exemple, émettent, s'ils sont infectés par certains parasites, un bouquet de substances volatiles qui appellent à la rescousse le prédateur exact du parasite. Odorat : Les plantes et les arbres communiquent entre eux par des messages odorants aériens, principalement par l'éthylène. C'est ainsi que l'attaque du Saule par des chenilles entraîne des modifications chimiques chez les arbres voisins intacts, qui peuvent donc activer leurs défenses avant même l'attaque directe. Ouïe : Beaucoup sont convaincus de la sensibilité des plantes à la musique. De nombreuses études tendent à le démontrer, une étude universitaire aurait d'ailleurs démontré que des sons légèrement plus forts que la voie humaine peuvent accélérer la croissance de pois nains ou la germination de graines de radis. Remise en cause... Parmi les expériences réalisées sur les végétaux, les plus étonnantes furent réalisées par Cleve Backster, le meilleur spécialiste des années 60 en ce qui concernait la détection des mensonges. Sur un coup de tête, il décida de relier une des électrodes de son polygraphe -le pourfendeur électronique des contre-vérités- à une des feuille d'une de ses plantes d'appartements, afin de décrypter les changements provoqués par un arrosage. A sa grande surprise, le tracé obtenu, au lieu de montrer une moindre résistance du fait de la plus forte concentration en eau, indiquait une réaction similaire à celle dont ferait preuve un être humain soumis à un bref stimulus émotionnel (un polygraphe fait osciller une aiguille en réponse aux faibles courants qui parcourent le corps au moindre signe d'émotion). Backster imagina alors de brûler la feuille reliée aux électrodes et, au moment même ou la vision de la flamme se dessinait dans son esprit, il remarqua une brusque oscillation sur son graphique. Il alla chercher des allumettes et nota une nouvelle oscillation brusque, puis une troisième lorsqu'il entreprit de brûler la feuille. Plus tard, comme il faisait seulement semblant de vouloir la brûler, la réponse fut nulle. Mystérieusement, la plante paraissait être capable de faire la différence entre des intentions réelles ou prétendues... Et les résultats coïncidèrent par la suite sur plus de vingt-cinq variétés différentes de plantes, dont un certain nombre de variétés potagères. Backster entreprit de monter un véritable laboratoire scientifique, et le phénomène persistait, même si la feuille était détaché de la plante... En fait, toutes les formes de vie semblaient avoir une sorte de conscience cellulaire : Backster réussit en effet à attacher des électrodes à différentes sortes d'organismes unicellulaires et trouva par exemple que les spermatozoïdes peuvent réussir à identifier leur donneur. Il remarqua aussi que lorsqu'une plante est menacée d'anéantissement, elle se défend en "s'évanouissant", devenant totalement inerte pour l'appareil de mesure. Une application intéressante fut également trouvée pour la police : une plante ayant été témoin d'un meurtre ou de l'anéantissement d'une de ses semblables réagissait violemment en présence du meurtrier. Par ailleurs, toute plante semble très sensible à la destruction de tissu vivant... Un spécialiste américain en électronique, Pierre Paul Sauvin, en suivant les rapports de Backster, réussit rapidement à faire avancer sur ses rails un petit train électrique en fonction de ses pensées et émotions : il s'administrait par exemple un choc électrique entraînant une réaction de la plante qui, branché sur un appareil, faisait marcher un commutateur inversant la marche du train. En définitive, il faudrait pouvoir garder en mémoire l'excellent raisonnement suivant : Les animaux et végétaux ont évolués selon deux modes proches l'un de l'autre mais distincts, comme sont en musique les modes majeurs et mineurs; ils ont tous deux autant de possibilités mais différentes, et les termes majeur et mineur ne signifient pas que le second est plus petit ou moins important, mais qu'il fait moins de bruits... |
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